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Monde \ Science et Ethique

Une épidémie de peste frappe Madagascar

Des enfants portant des masques à Madagascar, en prévention contre le risque de propagation de la peste. - AP

12/10/2017 12:50

(RV) Entretien – Des passants portant un masque sur la bouche : c’est une scène de plus en plus fréquente dans les rues d’Antananarivo, la capitale de Madagascar. Les habitants, comme le restant de la population, craint d’être contaminés par la peste. Un vent de panique s’est saisi ces derniers jours de la principale ville du pays, poussant les gens à acheter des antibiotiques dans les pharmacies.

Devant cette peur, le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a appelé mardi 10 octobre 2017 la population au calme. Selon un dernier bilan, 54 personnes sont mortes de la peste cette année à Madagascar sur environ 500 cas recensés. Près de la majorité se trouve à Antananarivo.

Interrogée par Xavier Sartre, sœur Anne-Claire, secrétaire générale de la commission épiscopale de la santé, estime qu’il est inutile de céder à la panique. Il faut juste respecter un certain nombre de règles

Madagascar est confronté tous les ans à une épidémie de peste, le plus souvent sous sa forme bubonique, la moins virale. Cette année, il semble que les malades soient infectés par la forme pulmonaire qui, elle, est beaucoup plus violente et amène à la mort si le patient n’est pas pris en charge rapidement.

D’habitude, la peste se manifeste à l’issue de la saison des pluies, vers fin août début septembre dans des zones particulièrement défavorisées. Selon sœur Anne-Claire, l’insalubrité de certains quartiers ou de certaines contrées favorise le développement de la maladie. 

Cette année, elle connait une diffusion majeure à cause des mouvements de population. Un couple s’étant rendu à une fête dans une zone infectée, aurait ramené la peste notamment dans la capitale. Or, Antananarivo demeure quasiment toujours à l’écart de l’épidémie. Cela explique entre autre le vent de panique actuel.

Sœur Anne-Claire insiste sur le fait que les structures sanitaires de Madagascar sont en mesure de faire face à l’épidémie et que les gens ne doivent pas céder à la peur. La contamination est peu probable. Il faudrait pour cela rester auprès d’une personne infectée plus de dix minutes et à moins de deux mètres.

Les évêques malgaches, qui se réunissent en assemblée début novembre, devraient aborder la question collégialement, même si chacun déjà dans son diocèse, a fait passer les consignes de l’OMS et des autorités sanitaires malgaches. 

(CV-XS)

12/10/2017 12:50