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Il y a deux ans, les attentats terroristes de Paris

Le Bataclan lors de la réouverture de la salle, en 2016 un an après les attentats. - AFP

13/11/2017 06:50

(RV) Entretien – Le 13 novembre 2015, la France était frappée de plein fouet par le terrorisme islamiste. 130 personnes mouraient sous les balles de commandos se revendiquant de l’organisation de l’État islamique. Deux ans après, les services de renseignement français sont-ils aujourd’hui en mesure de faire face à des menaces toujours existantes ?

La soirée du 13 novembre 2015 a été marquée par plusieurs attaques à Paris et en banlieue. Des kamikazes se faisaient tout d’abord exploser aux abords du stade de France, à Saint-Denis, en marge d’un match de football entre les équipes de France et d’Allemagne. Un autre groupe, en voiture, se dirigeait vers les quartiers est de la capitale, tirant sur des badauds attablés aux terrasses des cafés. Un troisième groupe atteignait enfin la salle de spectacle du Bataclan, faisant un carnage parmi la foule de spectateurs venus écouter un concert de rock. Le bilan est très lourd : en tout, 130 personnes sont tuées, plus de 300 sont blessées. Les terroristes seront tués, soit dans l’assaut des forces de sécurité au Bataclan, soit dans l’assaut d’un appartement quelques jours plus tard à Saint-Denis. Seul l’un d’entre eux sera capturé en Belgique.

Ces attentats, qui intervenaient quelques mois après celui ayant frappé l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et celui ayant visé un supermarché cascher, en janvier 2015, plongent une nouvelle fois la France dans la stupeur. Le gouvernement décrète l’état d’urgence qui restera en vigueur jusqu’au 1er novembre 2017. La société française, bouleversée, subit de plein fouet les conséquences de la guerre en Irak et en Syrie. Les services de renseignement, déjà montrés du doigt en janvier, se voient une nouvelle fois en première ligne. Depuis, d’autres attaques et assassinats ont eu lieu : notamment le 14 juillet 2016 à Nice, où périrent 86 personnes, percutées par un camion sur la Promenade des Anglais, et l’assassinat du père Jacques Hamel, le 26 juillet suivant à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans la banlieue de Rouen.

Deux ans après, la menace terroriste n’a pas disparu comme le rappelle l’attaque au couteau devant la gare de Marseille le 1er octobre dernier au cours de laquelle deux jeunes filles ont été poignardées à mort. Si l’ampleur des attentats n’est en rien comparable à celle de novembre 2015, les terroristes islamistes ont-ils encore les moyens de mener aujourd’hui des attaques sur le sol français ? c’est la question que Xavier Sartre a posée à Marc Hecker, chercheur à l’Institut français des relations internationales, l’IFRI.

(XS-JCP)

13/11/2017 06:50