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Monde \ Politique

L'Afrique cherche à assurer sa propre sécurité au Sahel

Patrouille de soldats maliens dans le désert du Mali en novembre 2017. Le Mali est un des pays membres de la force antiterroriste africaine G5 Sahel. - AFP

16/11/2017 06:00

(RV) Entretien – L’Afrique doit se prendre en charge sur les questions sécuritaires. C’est ce qui ressort du quatrième Forum sur la Paix et la sécurité en Afrique qui se tenait à Dakar les 13 et 14 novembre 2017. Une rencontre informelle des dirigeants africains, diplomates, militaires et civils autour des enjeux sécuritaires en Afrique et notamment au Sahel. Dans cette région au sud du Sahara, les groupes extrémistes liés à Al-Qaïda prolifèrent depuis la chute du régime de Kadhafi en Libye en 2011.

Lors de ce Forum de Dakar, tout en critiquant l’ingérence des pays occidentaux sur le continent africain, les leaders africains ont souligné la nécessité pour l’Afrique d’assurer sa propre lutte contre le terrorisme. Une décision qui passe par une réforme de l’armée et la promotion de la coopération régionale à l’image de l’initiative G5 Sahel, composée du Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et de la Mauritanie. Pour le président sénégalais, hôte du Forum, la lutte antiterroriste passe d’abord par une solution armée, puis par un effort financier à hauteur de 0,2% du PIB des Etats africains dédié à l’équipement des forces.

Jérôme Pigné est chercheur à l'Institut Thomas More et président cofondateur du Réseau de réflexion stratégique sur la sécurité au Sahel (2R3S). Il dresse le bilan de ce forum 2017. Interrogé par Blandine Hugonnet, il revient notamment sur la timide efficacité de ce type de rencontre alors que la situation dans le Sahel n’est pas prête de s’améliorer et mérite une véritable volonté politique afro-africaine

16/11/2017 06:00