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Monde \ Société

Carnage en Egypte contre une mosquée soufie

Les Égyptiens se rassemblent devant la mosquée de Radwa à Arish dans le nord du Sinaï, après l'attentat du 24 novembre 2017. - EPA

24/11/2017 17:31

(RV) Entretien- L’Egypte de nouveau endeuillée. Ce vendredi, alors que des fidèles priaient dans une mosquée soufie de Bir al-Abed, dans le Sinaï, des hommes armés ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu. C’est lors de la grande prière hebdomadaire que les assaillants ont décidé d’attaquer les lieux, causant un bilan très lourd : au moins 235 morts et 125 blessés, bilan provisoire vendredi en fin d’après-midi. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière de l’histoire moderne de l’Egypte. Trois jours de deuil national ont été décrétés par le président Abdel Fattah Al Sissi.

Selon les premiers témoignages, les terroristes tiraient sur les personnes qui tentaient de fuir les lieux après l’explosion, visant même les ambulances. Si l’attentat n’a pas été encore revendiqué, les soupçons pèsent sur Wilayet al Sinaï , le groupe djihadiste qui sévit dans le Sinaï et qui a prêté allégeance à l’Etat Islamique. Ce n’est pas la première fois que la région du Sinaï est visée. Le président égyptien a promis « une réponse brutale » après l’attaque de la mosquée.

Depuis la chute de Mohamed Morsi en 2013, la région est le théâtre de nombreux attentats , mais ce sont surtout les forces de police qui étaient jusqu’ici visés et non les mosquées. Tewfik Aclimandos est chargé de cours à l’université du Caire et à l’Université française d’Egypte

Des propos recueillis par Olivier Bonnel

 

24/11/2017 17:31