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Monde \ Science et Ethique

Renouvellement du glyphosate: la Commission européenne, terre de lobbies

Un tracteur s'apprête à pulvériser du glyphosate en France. Paris souhaite trouver des alternatives d'ici trois ans. - REUTERS

14/12/2017 08:59

(RV) Entretien - Le 27 novembre 2017, le glyphosate était autorisé pour cinq ans de plus par la Commission européenne. Cet herbicide, commercialisé entre autres par la firme américaine Monsanto, est l’un des plus controversé. Ses molécules chimiques sont accusées d’avoir un impact sur la santé publique, dans des pays où le modèle agricole est encore intensif et industriel, comme dans de nombreux états européens.

C’est grâce au vote de 18 pays, dont l’Allemagne, qui jusqu’ici s’était abstenue, que la licence du glyphosate a pu être renouvelée. Cette volte-face allemande a provoqué des critiques, de la France en particulier. Paris a demandé que l’utilisation du glyphosate soit toujours interdite au plus tard dans trois ans et que des alternatives soient développées.

Comment expliquer le revirement de l’Allemagne? Pourquoi l’Europe a-t-elle tant de mal à interdire des substances toxiques? L’éclairage de Christophe Noisette, il est le rédacteur en chef d’Inf’OGM, un magazine en ligne consacré à la veille citoyenne sur les OGM et les semences.

Lundi 12 décembre, la Commission européenne a répondu à l'initiative européenne qui avait recueilli plus d’un million de signatures pour demander l’interdiction du glyphosate. Elle a promis plus de transparence dans les évaluations scientifiques, mais quand à une interdiction pure et simple de l’herbicide, elle renvoie aux états-membres «responsables de l'autorisation, de l'utilisation et/ou de l'interdiction des produits à base de glyphosate sur leur territoire» . 

(SBL-OB)

14/12/2017 08:59